Le conseil municipal retenu pour la prochaine saison d’ X files :

Quelle est belle cette équipe municipale toute pleine d’idées, toute pleine de bon sens et ne souhaitant que le bonheur des Sulpiciens. çà c’est pour la façade car la réalité est à cent mille lieux des apparences. Je ne sais pas qui de l’opposition ou de la mairie a eu en premier l’idée de la maison de santé, mais ce que je sais par contre c’est que l’idée de jardins communaux que la mairie projette était une de nos propositions lors de la dernière campagne électorale. On pourra toujours m’expliquer que le projet date de 1936 mais n’avait pu voir le jour faute de temps, de financement, de l’ongle incarné du maire précédent ou de la varicelle du petit dernier, ce n’est que du pipo. La vérité est ailleurs……

Quand la vérité prend ses habits de travesti :

Le SOUPPES MAG nous apprend l’élection du nouveau Président de notre Communauté de Communes et par la même la défaite de notre représentant qui briguait le poste. Sauf que ce n’est pas dit comme cela. Bah oui ! On ne va pas claironner avoir été désavoué par ses pairs quand on brique la Mairie de Souppes aux prochaines municipales. Rappelez-moi qui a écrit l’article ?  Eh bien ça promet !

Maux de l’opposition :

Avez-vous remarqué ? Non ? Vraiment ? L’opposition a fait des petits ! De deux elle est passée à trois ! Si si ! Regardez bien ! Sauf que dans le cas actuel c’est un leurre ! Connaissant particulièrement les pratiques des hauts dignitaires de la majorité en place pour les avoirs observés, je suis prêt à parier que le premier nommé n’est plus dans l’opposition mais asservi à la majorité. Si cela s’avère, alors je suis plus qu’estomaqué par l’hommage rendu à M. BAGLAIN. Car se rallier à la majorité n’est certainement pas ce qu’il aurait souhaité. Lui porter honneur de la sorte c’est plutôt porter atteinte à sa mémoire.

                                                                   SAM

Etats unis, du rêve au cauchemar ?

Voyageons un peu et arrêtons-nous aux États-Unis la première grande nation à être sortie de la crise des subprimes.

Un pays où le « rêve américain » est mort pour plus de 50% des personnes sondées… Un pays où la « reprise » à coups de relance monétaire a enterré la classe moyenne… et où 0,1% de la population (même pas les 1%) a confisqué plus de 100% de la richesse additionnelle que les quantitatives easings à répétition ont créée.

A l’entame des années 70, la classe moyenne composait 61% de la population américaine et engrangeait 62% de tous les revenus distribués aux Etats-Unis (salaires, primes, pensions, dividendes, coupons obligataires, etc.). Ils ont manifestement très mal mené leur barque  car 40 ans plus tard, ils n’en captent plus que 43%. Tout s’est en réalité accéléré depuis l’an 2000 avec une chute de 4% des revenus médians et un plongeon de 28% de la richesse par ménage. Pas moins de 51% des salariés américains gagnent moins de 30 000 $ par an, et 49% perçoivent une aide gouvernementale. 46 millions sont affiliés au régime des bons alimentaires (un chiffre qui recoupe parfaitement la statistique de la pauvreté, laquelle concerne 47 millions de personnes). Le patrimoine moyen des ménages était de 138 000 $ en 2007 (juste avant la crise) ; il est tombé à 82 750 $, c’est-à-dire le même montant qu’en 1992 mais 250 $ de moins qu’en 2010. Cela malgré le sursaut des prix immobiliers et un Wall Street au zénith, qui a plus que doublé depuis 1990. Pour les 20% d’Américains les plus pauvres (soit 65 millions de personnes, l’équivalent de la population de la France), il n’est même plus question de patrimoine mais bien de déficit net (crédits et découverts, arriérés fiscaux, dette étudiante, etc.). Il était de -1 000 $ en l’an 2000, il est passé à -6 000 $. Les jeunes payent le plus lourd tribut, plombés par plus de 1 000 milliards de dette étudiante. Ils sont 49% à vivre encore chez leurs parents à 25 ans, contre 40% avant le début de la crise. Les jeunes sont plus endettés mais décrochent des diplômes plus élevés… Pas de chance, cependant, ils sont moins bien payés à l’embauche qu’en 2007. Trouver un bon emploi reste très difficile car malgré un taux de chômage officiel de 5%, on compte 900 000 emplois salariés de moins qu’avant le début de la récession. Enfin, le nombre d’enfants sans abri aux Etats-Unis a augmenté de 60% depuis 2009. 1,6 millions ont dû dormir dans un foyer pour sans-abri ou toute autre forme d’hébergement d’urgence en 2014… et un enfant sur cinq se nourrit grâce aux bons alimentaires, contre un sur huit avant la crise. Alors, après six ans de pseudo-reprise, qu’est-ce qui va mieux pour les Américains ? Eh bien, comme le veut la tradition en temps de crise, cela va mieux pour les 10% de la population la plus riche… mais ce n’est qu’une moyenne. Cela va en fait vraiment très très fort pour les 0,1% les plus riches qui détiennent autant de richesse cumulée que les 90% d’Américains les moins fortunés. Les 20 Américains les plus riches viennent de franchir le cap de la moitié de la richesse totale détenue (c’est-à-dire plus que ce que possèdent les 250 millions les plus pauvres). Les 400 Américains les plus riches possèdent une fortune de plus de 2 350 milliards de dollars. C’est plus que le PIB de la France en 2014 (2 330 milliards de dollars)… et c’était encore supérieur à celui de la France en 2015 en début de semaine dernière. Face à l’appauvrissement inexorable de la classe moyenne aux Etats-Unis, face à l’explosion de la pauvreté et de la très grande pauvreté (1,6 millions d’Américains vivent avec moins de 2 $ par jour), certains membres de la Fed préconisent de renoncer à la hausse des taux demain, pour une durée indéterminée… et de restaurer les injections monétaires sous une forme ou une autre. Autrement dit, remettre en marche la machine à créer de la dette et des inégalités.

La dette publique des USA (l'argent dû par le gouvernement fédéral à ses créanciers) est de plus de 18 500 milliard de dollars et chaque seconde la dette publique américaine augmente de plus de 47 200 euros, soit de plus de 4 milliards de dollars chaque jour et de 1 489 795 918 367 chaque année. Avec un endettement de plus de 60 000 dollars par habitant la population américaine se trouve dans une situation financière comparable pour le moins sinon pire que la Grèce. Alors, y aurait-il différence de traitement au FMI selon que l’on soit Grec ou Américain ? Y aurait-il des possibilités qu’il en soit de même pour l’Europe ?

A bon entendeur……...Salut

                                                                                                                    Œil de Lynx

Bonne fêtes à toutes et tous nos aficionados

Et à bientôt sur la toile.